"Je la sens, je la cherche, elle me poursuit, me hante, m'indiffère, qu'est-ce qu'elle me veut !?".
Je ne crains plus aucun vampirisme. L'emploi d'une première personne est d'ailleurs dérisoire. Le droit d'exister au sens propre me serait interdit, retiré.
Je ne sais même plus pourquoi, j'en ai oublié jusqu'à ma folie. Retirée dans un coin sombre, elle se fait mal à vouloir survivre. Tout comme moi.
Je ne suis plus solitude, je suis tristesse, je ne suis plus exactitude, ni
même politesse. L'abstrait m'a aspirée dans ses spirales débordantes de vide, à peine une pensée, je stagne au milieu d'idées bonnes ou mauvaises, recalées au nom d'une autre. Flotter entre le néant
et l'infini, je n'appelle plus ça un destin, un dessein (un dessin ?).
Je n'appelle plus. Je n'embrasse plus.