-Plonge.

-Plonge.
Et tombe. Sur l'infini du sol, dans l'immatériel de l'impact. Quelques secondes et tu sentiras la douleur. Mais non, des bras te happent, survenus de nulle part, ils t'en empêcheront coûte que coûte. Ils ont la poigne de fer, la volonté de ne pas te laisser agir. La force de résister à tes suppliques. Ils la possèdent car ils te connaissent. Par c½ur. Plus que tu ne t'en es jamais douté. C'est pour cela qui l'on sentie venir, la chute, et qu'ils l'ont stoppée avant. Parce qu'il savent, qu'ils ont toujours su, qu'il sauront toujours, et qu'il seront toujours là. Des amis. Des vrais.

# Posté le samedi 02 février 2008 05:53

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:29

-Goûte dans ma bouche l'arôme amer de l'ennui.

-Goûte dans ma bouche l'arôme amer de l'ennui.
L'amertume est partout.
Dans le fond du café maintenant froid que je me refuse d'avaler. Dans nos aveux, nos excuses, nos pardons, nos retrouvailles. Dans les mots de chacun. Et celui qui ne sait plus regarder dans les yeux des autres, que sent-il ? Plus aucune saveur, l'acidité du fond comme la basicité de la forme. Plus rien.

L'amertume est partout. Et sa saveur m'éclipse.
Dans le fond de ses yeux maintenant clos que je me refusais de regarder. Dans nos aveux, nos excuses, nos pardons, nos retrouvailles. Dans ses mots, dans les miens. Et celui qui ne sait plus boire son café sans laisser le fond de tasse, que lui reste-il? Une langue oxydée, un esprit critique réduit. Plus rien.

"Tu savais que les égyptiennes se sont intoxiquées avec leurs cosmétiques? Coquetterie amère.
Nous au moins, on en meurt pas. Ce serait trop con, puisqu'on l'a décidé : s'il faudra bien mourir plus tard, on préfère un cancer, comme tout le monde.
Et puis, on souffrira, comme ça c'est plus beau. Mais pas du foie, ça fait alcoolique quand même, ce serait indécent. Du pancréas. Comme ça on mourrait et cancéreux et diabétique. Quoique, ce serait trop dur. Plutôt les poumons, pour bien signifier l'agonie par étouffement de la société. Et se shooter à l'oxygène. Ou alors, mucoviscidose. Mais ça, on peut plus, l'autre l'a déjà fait, ce serait trop plagier.
Enfin, on pourrait se faire tirer dessus, comme Bob Marley, ou faire une overdose, comme d'autres, mais faudrait être devenues rock star, avant.
Les enfants, n'achetez pas de drogue.
Devenez une rock star.
On vous la filera gratuiiiiiiiiiiiiiiiiiit!
"
Encore, toujours. C'est avec elle.

# Posté le mardi 19 février 2008 14:23

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:28

_____Des fois, tu as juste envie de mourir. D'autres fois, tu aimerais en tuer d'autres, à ta place. D'autres qui voudraient être abusés, ou qui voudraient t'abuser, toi.

_____Non, jamais ! Tu ne te laisseras pas faire. Tu les tueras ou tu te tueras avant qu'ils ne t'atteignent. Oh, non. Intouchable, tu es intouchable, bien caché des regards vitreux de ceux qui guettent à leur fenêtre. Ils ne t'attraperont pas, avec leurs gestes mécaniques et saccadés, ils ne te verront pas à travers leurs yeux figés. Des statues. Ce sont des statues de chair qui se décomposent à force de s'agiter dans le vide. Tu peux leur tourner autour, les narguer, ils ne pourront rien. Ils sont impuissants, tu n'as qu'à les achever, la fois où tu en auras juste envie.

_____Souviens-toi. On a été jeunes et on a pleuré pour de la musique. On n'a pas toujours été comme ça. On s'en connues autrement. C'était un autre contexte, si, si, tu te souviens mais tu ne veux pas admettre. On a pas toujours combattu la réalité. On s'est aimées, sûrement, il y a dû avoir de ça. Sinon, on aurait tout lâché. On a pas toujours été d'accord, pourtant, tu le sais. On a pas toujours cherché le mal où la jouissance interdit. On n'était pas versées dans le sadisme, comme ça, on profitait pas de la faiblesse des autres. On a pas toujours été poursuivies. Mais, souviens-toi. On a toujours été ensemble.
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 15:24

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:27

-Le mythe des androgynes et de l'amour fusionnel.

-Le mythe des androgynes et de l'amour fusionnel.
_____Il cherche la moitié qu'il a perdue. Elle cherche la moitié dont elle s'est séparée. C'est la recherche de l'unité et de l'amour originel. Avant, nous n'étions qu'un. Il a fallu nous dissocier pour connaître la douleur de l'absence. C'est une sacrée mise en haleine dans cette course éperdue. Le désir nous étouffe, il a l'emprise, le pouvoir sur nous âmes, qui ne tendent qu'à se réunir. Pour combler le vide que la scission a créé.
_____La greffe prendra-t-elle ? Je ne sais. Je ne manipule pas d'esprits, seulement des corps. Alors, c'est pile ou face : ou bien la moitié trouvée est la bonne, ou bien on a perdu. On n'a droit qu'à une seule chance : Le non-palpable de nous amours n'est pas réutilisable, cela ne se recycle pas encore. On ne sait pas faire. Les progrès sont permis, l'avancée est possible. Pour un jour, atteindre l'aspiration de chaque être, réunir ce qui doit l'être, comme cela l'était au début. On revien- dra à la Source pour stopper la course éperdue
que l'on mène tous.'--_______________________
Et on se sacrifiera pour sauver Sion.
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 15:00

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:13

-All is fine, I just want to die. BellZ

-All is fine, I just want to die. BellZ
Elle pleure souvent. Elle se force, même, parfois. Elle n'avait pas l'habitude, avant. Ça la soulage autant que ça la surprend. Elle se laisse faire. Elle écoute. S'approche. Guette. Attend le bon moment, la faille qui lui permettra de s'infiltrer, enfin. Plus profond dans ses retranchements. De découvrir pourquoi. Elle se rapproche de lui après des tours et des détours, doucement, pour ne pas, encore, lui faire peur. Elle aurait besoin d'aide, pourtant, elle n'en veut pas. Elle veut la satisfaction d'y être parvenu seule. Qu'est-ce que ça change? Ça prendra plus de temps, sûrement.
Elle a besoin qu'on la reconnaisse.
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# Posté le jeudi 25 septembre 2008 13:05

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:09