-La vie continue sans eux. Même si c'est rageant.

-La vie continue sans eux. Même si c'est rageant.
Ceci est une réponse à cela.

_____Un bip obsédant. Tout comme une machine d'hôpital. Surveille mon rythme cardiaque, pose sa tête sur ma poitrine, colle ses doigts sur mes temps, tâte mes poignets pour y trouver mon pouls. Il s'emballe, non, il ralentit, de concert avec ma respiration qui s'affaiblit. Je sombre. Non, je m'endors, calmement, sans saisir vraiment où ma torpeur m'entraîne. J'ai trop avalé de monoxyde de carbone, paraît-il. Je ne me souviens pas. J'ai failli y passer. Presque. Je me suis sauvée à la morphine, et, aujourd'hui, je réapprends le goût des choses. Je bois du vinaigre et je mange du piment. J'ai mal. Je regrette de n'avoir pas fait mieux. J'avais peur de n'avoir pas su ce qu'il aurait fallu. J'ai l'impression d'avoir perdu sans savoir ce que j'aurais pu gagner. Un c½ur au ralenti et une vie faite de bribes de remords, j'attends. Mes sentiments me quittent, je reste, seule, immobile, statique. Rien ne m'ébranle plus. Je suis statue, et à partir de dorénavant, j'écoute. L'intérieur de moi, l'en-dedans des choses. Ce choses qui me parlent, je ne les comprends pas. J'enrage. Je me concentre, j'écoute, encore. Mieux. Je me souviens. Trop à la fois ou tout en même temps. J'ai mal. Et ça n'en finit pas.

C'est comme si je ne savais plus ou donner de la tête. Tu joue à l'omniscient, tu es partout, tu nous encercle? Tu nous ferais presque peur. Heureusement, on te connaît, ou du moins, on croit, enfin, j'espère que je ne me trompe pas. Je déteste faire des erreurs de jugement. Pardon, je ne juge pas, c'est mal, je n'ai pas le droit, ce n'est ni à moi ni à personne de faire ça. Je ne sais que dire, en réalité, je t'engloutit de mots sans sens qui t'ennuieront autant qu'ils m'effraient. Je suis contente de te revoir, avec ce que j'appellerais des sautes d'humeur ou des changements de décor. C'est comme cela que je crois te connaître, et j'aimerais te garder comme cela. j'aimerais t'avoir, ici, pour moi, parce que je suis une égoïste et que je n'imagine même pas que tu puisses refuser. Mais comme je sais, que, comme tout rêve, c'est impossible, parce que c'est trop tordu, je reste ici à me demander si je te connais ou te mérite. J'espère, je suis sûre que tu n'en penses pas moins. Je pourrais dire que tu m'as manqué, mais, aujourd'hui, tu me manques comme je me manque à moi-même. Et je ne l'explique pas, je l'intègre seulement. Je ne veux pas comprendre, je fais comme si pour donner le change. Je suis sûre que tu t'es déjà perdue dans les méandres de mes mots. Je te rattrape et te remets sur la route. Voilà, ici, tu es mieux. Tu veux bien que je t'accompagne?

# Posté le mardi 11 novembre 2008 12:59

Modifié le dimanche 01 mars 2009 04:50